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Mission d'Accès transports viables

Des choix individuels et collectifs s'imposent en matière de mobilité durable. Il est nécessaire de sensibiliser la population et les décideurs de la région métropolitaine de Québec.

C'est pourquoi Accès transports viables, le regroupement des utilisateurs et utilisatrices des transports collectifs et actifs du Québec métropolitain, défend les droits des utilisateurs des transports collectifs et actifs et fait la promotion des transports viables.

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Compressions au RTC, certains mythes ont la vie dure

COMMUNIQUÉ

Québec le 19 décembre 2011 - Accès transports viables ne peut que déplorer le gel du budget dévolu au RTC annoncé par le maire Labeaume. Ce gel représente en réalité une compression, puisque l’inflation et l’augmentation de la masse salariale continuent de croître. Cette décision est surprenante de la part d’une Ville qui vient de se doter d’un Plan de mobilité durable.

Certains propos du maire ont de quoi décevoir les usagers de transport collectif. « En mettant l’accent sur les autobus vides, le maire Labeaume entretient un préjugé néfaste envers le transport en commun », se désole Catherine Boisclair, présidente d’Accès transports viables.

Il existe évidemment des parcours moins achalandés et des heures creuses, mais cela est aussi vrai pour tous les modes de transport. La plupart des routes et autoroutes de la région sont sous-utilisées en dehors des périodes de pointe, voire désertes la nuit, sans que les autorités ne remettent leur utilité en cause. « Pour assurer un service minimal et équitable à la grandeur du territoire, il demeure nécessaire de conserver des départs dans certains secteurs, même si cela ne permet pas de remplir un autobus », souligne Catherine Boisclair.

Le minibus, pas une solution miracle

Le minibus est encore avancé comme solution miracle pour réduire les coûts du transport collectif. Dans les faits, les économies seraient probablement marginales, puisque le salaire du chauffeur demeure le même. De plus, ces véhicules consomment aussi de l’essence et comme leur capacité est limitée, ils sont rapidement saturés en cas d’achalandage important. Ils ne peuvent donc être utilisés que sur un nombre restreint de parcours, ce qui les rend moins flexibles que les autobus réguliers.

« Cette fascination pour les minibus nous éloigne du débat de fond : comment rendre le transport collectif attrayant dans les secteurs moins denses et remplir les autobus? », questionne Catherine Boisclair.
En accordant davantage de mesures prioritaires au transport collectif, la Ville de Québec pourrait permettre au RTC d’être plus performant en évitant la congestion. Cette mesure aurait aussi pour effet de rendre l’autobus plus attrayant auprès de la population.

« Les usagers se demandent maintenant si cette compression sera pelletée dans leur cour », s’interroge Catherine Boisclair. C’est ce que nous surveillerons lorsque le RTC annoncera ses hausses tarifaires mercredi prochain.
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